mercredi 21 octobre 2015

Le putsch démocratique existe, je l’ai rencontré. Et vous ?

Il est l’antithèse d’un processus libéral et égalitaire. Dans notre société, le putsch impliquant une mesure radicale ferait « désordre » ! Il  sévit cependant partout, insidieusement et si de manière si… policée.



A l’instar de notre société dite "développée et intelligente", la démocratie pérore à tout-va la justesse et l’efficience de son système. Il suffit de regarder derrière soi les différentes politiques menées jusqu’alors. Qu’elles soient d’ordre économique, sociétal, environnemental… elles sèment l’inquiétude sinon l’angoisse pour notre devenir et notre advenir. Remarquable envers du décor !

L’exemple du moment ? un sujet bien à propos dans notre fertile actualité : l’Assemblée nationale et ses interminables débats sur le poids du Code du Travail. Une réforme de la gauche qui entend bien laisser son empreinte dans l’actuel quinquennat. Ce consensus de grand apparat voudrait apaiser les tensions des utilisateurs. Décrypté, notre Code du travail - qui contient globalement la règlementation et la protection en matière de droit du travail des salariés sous le poids d’1.5 kg de papier (vive la dématérialisation !) – est devenu une source providentielle de réflexion collective (ou punitive) pour alléger les souffrances d’une lecture devenue absconse. Le Premier Ministre Manuel Valls s’est effectivement emparé du dossier où il laisse l’illusion d’une part belle au dialogue social. Il l’a dit : « plus de souplesse, pas moins de protection ». Facile ! à l’heure où le marché du travail sonne le glas et où certains économistes keynésiens remettent en question l’existence même du marché du travail. L’interventionnisme brillant de l’Etat dans la macroéconomie serait-il vecteur d’embauche et de plein emploi ? Quid des 35 heures ? Quid de la retraite ? Quid de… Chaque jour nous rappelle à la réalité. Mais pour revenir au Code du travail, alors même qu’ont été disséqués les droits fondamentaux du Dalloz, le Méga Code du travail 2016 a vu parmi les modifications de 400 articles, des regroupements par-ci, des rationalisations par là…Bref ! toutes les problématiques des acteurs du droit du travail. Histoire de permettre aux non-nantis (salariés et PME) du droit du travail, de pénétrer dans les limbes d’un savoir sibyllin en vue de les amadouer dans leurs relations réciproques. Une véritable révolution lancée du haut de la hiérarchie avec la « subtile » volonté de placer l’homme au cœur du débat, tout en évitant un mouvement social de grande ampleur. Comment faire pour faire passer la pilule ? Bouleverser les acquis sociaux provoquerait la foudre des syndicats et une crise démocratique assurée ! Or, qui dit révolution, dit bouleversement des esprits et des mœurs. Depuis 1910, date de création du livre rouge, la société subit les mutations voulues par ses dirigeants pour : plus de protection, plus d’égalité. Mention honorable ! Mais lorsque le courant ne passe plus, il faut ouvrir les vannes en force. Le babil des egos…centrés sur une République en déclin fait alors diversion sur fond de putsch démocratique. Je l’ai rencontré pas vous ?
CJ


2 commentaires:

  1. Oui de push en effet il est question... Il se rencontre chaque jour... Hélas, s'il fait nettement moins de bruit sous cette forme instrumentalisée en sourdine, n'est-ce pas parce qu'il y a consentement d'une population assommée sous les dictats d'une certaine presse elle-même de connivence, qui induit la suppression du droit de grève et au nom d'une morale condamne a priori toute tête qui tenterait de dépasser. Le droit du travail est laminé par le seul parti dont "l'étiquette socialiste" permet un tel passage sous silence, comme "sans douleur".

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  2. Oui, en effet, tout cela est bien étrange. L'efficacité ne semble pas être le but de cette législation énoncée sur un nombre effarant de pages, ni d'ailleurs la transparence. Or, si le citoyen n'est pas en mesure de comprendre un phénomène administratif, ce dernier devrait illico être rayé. En effet, sI un savoir est sibyllin, voire hermétique, il n'a pas droit de cité dans une prétendue démocratie.

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