Il est l’antithèse d’un processus libéral et égalitaire. Dans notre société, le putsch impliquant une mesure radicale ferait
« désordre » ! Il sévit
cependant partout, insidieusement et si de manière si… policée.
A l’instar de notre société dite "développée et intelligente",
la démocratie pérore à tout-va la justesse et l’efficience de son système. Il
suffit de regarder derrière soi les différentes politiques menées jusqu’alors.
Qu’elles soient d’ordre économique, sociétal, environnemental… elles sèment
l’inquiétude sinon l’angoisse pour notre devenir et notre advenir. Remarquable
envers du décor !
L’exemple du moment ? un sujet bien à propos dans notre
fertile actualité : l’Assemblée nationale et ses interminables débats sur
le poids du Code du Travail. Une réforme de la gauche qui entend bien laisser
son empreinte dans l’actuel quinquennat. Ce consensus de grand apparat voudrait
apaiser les tensions des utilisateurs. Décrypté, notre Code du travail - qui
contient globalement la règlementation et la protection en matière de droit du
travail des salariés sous le poids d’1.5 kg de papier (vive la
dématérialisation !) – est devenu une source providentielle de réflexion
collective (ou punitive) pour alléger les souffrances d’une lecture devenue
absconse. Le Premier Ministre Manuel Valls s’est effectivement emparé du
dossier où il laisse l’illusion d’une part belle au dialogue social. Il l’a
dit : « plus de souplesse, pas
moins de protection ». Facile ! à l’heure où le marché du travail
sonne le glas et où certains économistes keynésiens remettent en question l’existence
même du marché du travail. L’interventionnisme brillant de l’Etat dans la
macroéconomie serait-il vecteur d’embauche et de plein emploi ? Quid des
35 heures ? Quid de la retraite ? Quid de… Chaque jour nous rappelle
à la réalité. Mais pour revenir au Code du travail, alors même qu’ont été
disséqués les droits fondamentaux du Dalloz, le Méga Code du travail 2016 a vu
parmi les modifications de 400 articles, des regroupements par-ci, des
rationalisations par là…Bref ! toutes les problématiques des acteurs du
droit du travail. Histoire de permettre aux non-nantis
(salariés et PME) du droit du travail, de pénétrer dans les limbes d’un savoir sibyllin
en vue de les amadouer dans leurs relations réciproques. Une
véritable révolution lancée du haut de la hiérarchie avec la « subtile »
volonté de placer l’homme au
cœur du débat, tout en évitant un mouvement social de grande ampleur. Comment
faire pour faire passer la pilule ? Bouleverser les acquis sociaux
provoquerait la foudre des syndicats et une crise démocratique assurée ! Or,
qui dit révolution, dit bouleversement des esprits et des mœurs. Depuis 1910, date
de création du livre rouge, la société subit les mutations voulues par ses
dirigeants pour : plus de protection, plus d’égalité. Mention honorable ! Mais lorsque le
courant ne passe plus, il faut ouvrir les vannes en force. Le babil des egos…centrés
sur une République en déclin fait alors diversion sur fond de putsch démocratique.
Je l’ai rencontré pas vous ?
CJ

Oui de push en effet il est question... Il se rencontre chaque jour... Hélas, s'il fait nettement moins de bruit sous cette forme instrumentalisée en sourdine, n'est-ce pas parce qu'il y a consentement d'une population assommée sous les dictats d'une certaine presse elle-même de connivence, qui induit la suppression du droit de grève et au nom d'une morale condamne a priori toute tête qui tenterait de dépasser. Le droit du travail est laminé par le seul parti dont "l'étiquette socialiste" permet un tel passage sous silence, comme "sans douleur".
RépondreSupprimerOui, en effet, tout cela est bien étrange. L'efficacité ne semble pas être le but de cette législation énoncée sur un nombre effarant de pages, ni d'ailleurs la transparence. Or, si le citoyen n'est pas en mesure de comprendre un phénomène administratif, ce dernier devrait illico être rayé. En effet, sI un savoir est sibyllin, voire hermétique, il n'a pas droit de cité dans une prétendue démocratie.
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