Nous voici au bout du chemin.
(Ne nous affolons pas : ça ira mieux une génération plus loin).
Disons qu'en tant que dessinateuse d'anges, je nous vois à l'orée d'un obscur tunnel.
Au début de mes lectures passionnantes de "l'argent de l'influence"
(https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00651570/document),
est postulée la mise en place de "l'homme nouveau".
Celui-ci sera convaincu d'avoir à déposer les tourments causés par le croquage de la pomme de cette Eve faiseuse des troubles de la connaissance.
"L'homme nouveau" a tout du "dernier homme" de Nietszche, c'est à dire plus rien de l'Être, tel que défini par Aristote, "qui existe là, séparé".
Dès la fin du 19ème siècle, ce "nouvel homme" est annoncé comme entièrement offert à la consommation, idéologie délirant la paix internationale fondée sur l'intérêt de tous dans l'échange des marchandises pour s'enrichir, projet unique synonyme d'intelligence et de devoir sur terre.
Ensuite, peut-on s'attarder aux côtés d'Hannah Arendt , remplissant notre petit sac à dos du concept de "banalisation du mal", pour revisiter l'histoire des crises boursières, les prétextes des humiliations identitaires induisant la mise en place des guerres réparatrices sans peur et sans reproche, qui n'ont eu à travers le 20ème siècle qu'une obsession :
détruire toute alternative au consumérisme fatal, seule issue d'une orchestration possible du monde tel que prêchée par la bonne nouvelle messianique.
"Et ils clignèrent de l'oeïl" nous a dit Zarathoustra.
Ainsi, plus lâchement que jamais, derrière leur écran petit d'ordinateur, ils votèrent clairement aux USA pour leur autocrate Trump, à la tête de la plus grande puissance mondiale... celle qui posa le concept "de l'homme nouveau" et patiemment, mit un siècle à l'incarner dans son lieu-dit américain... avant de rediffuser le principe dans la vieille Europe.
Ne voir que la volonté de s'enrichir pour quelques tyrans anonymes de la finance, ne représente que la moitié du projet.
Il ne s'agit pas seulement d'amasser une fortune exponentielle à l'infini.
La question est celle de l'hyper puissance.
Le délire consiste à mettre l'autre sous son emprise et le vaincre d'un "échec et mat" absolu, comme récemment j'évoquais cette fameuse scène de Charlie Chaplin en dictateur jouissant de grimper aux rideaux, pour jouer avec le monde rien qu'à soi, mué d'une absolue légèreté.
Or qui est cet autre ?
En France, c'est très drôle, parce que de manière récurrente, ceux qui se bagarrent pour gagner leur concours de beauté économiste au pouvoir, ne voient pas très loin au delà de leur petit bout de nez. L'autre nommé, c'est ce maudit "mai 68", ce sale gauchiste libertaire qui sait que la terre peut nourrir le monde et que le travail aussi peut se partager pour permettre à tous les hommes d'exercer leur droit de vivre, sans saccager la planète qui plus est.
Donc, nos postulants ont pour ennemi ce fantôme post 68 qui les hante jusqu'aux dernières heures de leurs nuits.
Mais qui est réellement ce grand Autre à abattre pour "l'homme nouveau", pour ce consommateur invétéré ?
On pourrait croire à Ché Guévara , Fidèle Castro, ou Trosky, Mao, ou bien Lénine, ou surtout ce satané Marx !!!!!
C'est bien pire que ça.
L'autre ennemi vient d'encore plus loin, d'il y a tellement longtemps, genre plus de 2000 ans maintenant.
De toutes les façons, même Gilgamesh, vieux de 5000 ans est à abattre, à l'image du Daesch qui ces dernières années, a détruit, des vestiges de la Mésopotamie, notre berceau.
L'autre, c'est l'humaniste, celui qui s'enrichit d'exercer sa pensée aux côtés d'Aristote et Platon, la notion de progrès à délier dans le temps, pour un meilleur "vivre ensemble", articulé sur les principes d'une République formant le citoyen à participer à la construction d'une voie commune respectant tous et chacun.
L'ennemi, c'est la pensée, la culture, la référence à l'histoire ouverte aux projets d'avenir fondant l'articulation de sociétés en amitié avec le vivant.
L'ennemi c'est la référence à l'humain qu'il faut d'urgence sacrifier.
Pour s'en convaincre c'est très simple.
Il suffit de partir de ce qui nous est donné ici et maintenant à la veille de nos propres élections présidentielles.
Seul le parti communiste tient à maintenir la notion de parti et d'engagement politique de ses militants.
... Ce qui est un principe de base que l'on fut de gauche ou à droite, depuis 1789.
De même qu'on a pu avoir les cheveux dressés quand un siècle plus tard en 1989, on a pu lire dans Libération "qu'il n'y a plus d'ouvriers",
de même on peut rester bouche bée bavant, lorsqu'on entend autant de la part d'un Mélenchon imbu de lui-même que d'un Macron non moins arrogant :
_ "Il est passéiste et obsolète de penser que la notion de partis puisse exister encore. C'est du passé !!!! Ça n'a plus de raison d'être".
Déjà qu'on nous disait, version piliers de comptoirs sans complexe que "droite ou gauche c'est pareil", maintenant, en effet, le fait est officiellement acté de part et d'autres. La fusion est consommée.
A quoi sommes-nous en train d'assister ?
1/ Grâce aux socialistes, (justement post-soixante-huitards), on a vu le démantèlement progressif des droits et devoirs de l'État au profit de la gouvernance des banques... ce qui est totalement anticonstitutionnel.
2/ A A A ... fut un temps le nouveau barème soulignant nos dettes infâmes pour justifier le gommage ascensionnel du champ politique.
3/ Le politique, c'est simple : c'est le facteur humain articulé avec l'économique.
Qu'on gomme l'humain, ne reste plus que des questions de gestion des sociétés.
Ainsi assistons-nous à l'enterrement des questions de l'humanité
au profit de ce qui reste:
la gestion économique du monde.
_ Les notions de projets, de visions politiques n'entrent plus dans l'esprit des futurs prétendants à la fonction de chef de l'État.
_ Les élections se présentent sous forme d'évaluation collective des candidats.
Chaque postulant joue à la roulette, raconte qu'il mettra tant d'argent plutôt sur la case entreprise, et tant d'autre argent sur la case éducation. Le candidat concurrent insistera sur ce qu'il va miser pour la sécurité du citoyen, tout en pensant à la case des infirmières et de la formation des chômeurs.
Nous n'avons plus à faire à des hommes inscrits dans une ambition politique, mais rien qu'à des contrôleurs de gestions, qui n'ont que des questions de chiffres en tête, tant et si bien qu'ils ont besoin de communiquant, ( les publicitaires qui vendent les savonnettes) pour dicter à leur cerveau vide, des mots qui font des phrases qui valorisent l'habillage de leur gestion.
Pour peu qu'il soit jeune et nouveau sur le marché, comme un Macron dernière génération, et hop, "ça fait nouveau" comme "le dernier Iphone", comme l'homme auquel on avait projeté d'accéder fin 19ème siècle.
Car il fut un temps où le terme "progrès" valait lanterne rouge comme guide du projet politique d'un homme suffisamment visionnaire de l'évolution de son pays pour se présenter au poste suprême de Président de la République.
Car nous arrivons au début de l'ère du temps dépourvu de la nécessité de penser
car en chef de la consommation, l'homme nouveau qui prétendra nous gouverner s'avère celui qui est capable de passer pour le meilleur contrôleur de gestion, champion de l'évaluation, sachant s'entourer de RH pour faire mine de tenir compte du poids de l'humain dans son projet de chef d'entreprise tel qu'il considère la fonction de chef de l'État, enivré de sa pleine puissance de pouvoir sur l'Autre
... contre l'Autre, tel que notre dernier Président vient de se regarder 5 ans dans son miroir pour se convaincre de son extrême modernité en s'annonçant lui-même comme meurtrier "du parti socialiste qui n'a plus à exister" aura t'il osé affirmer aux journalistes à qui il déclina ses jours d'incompétent vécu au Palais de la République.
Aristote et Platon doivent se retourner dans leur tombe !
(Ne nous affolons pas : ça ira mieux une génération plus loin).
Disons qu'en tant que dessinateuse d'anges, je nous vois à l'orée d'un obscur tunnel.
Au début de mes lectures passionnantes de "l'argent de l'influence"
(https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00651570/document),
est postulée la mise en place de "l'homme nouveau".
Celui-ci sera convaincu d'avoir à déposer les tourments causés par le croquage de la pomme de cette Eve faiseuse des troubles de la connaissance.
"L'homme nouveau" a tout du "dernier homme" de Nietszche, c'est à dire plus rien de l'Être, tel que défini par Aristote, "qui existe là, séparé".
Dès la fin du 19ème siècle, ce "nouvel homme" est annoncé comme entièrement offert à la consommation, idéologie délirant la paix internationale fondée sur
Ensuite, peut-on s'attarder aux côtés d'Hannah Arendt , remplissant notre petit sac à dos du concept de "banalisation du mal", pour revisiter l'histoire des crises boursières, les prétextes des humiliations identitaires induisant la mise en place des guerres réparatrices sans peur et sans reproche, qui n'ont eu à travers le 20ème siècle qu'une obsession :
détruire toute alternative au consumérisme fatal, seule issue d'une orchestration possible du monde tel que prêchée par la bonne nouvelle messianique.
"Et ils clignèrent de l'oeïl" nous a dit Zarathoustra.
Ainsi, plus lâchement que jamais, derrière leur écran petit d'ordinateur, ils votèrent clairement aux USA pour leur autocrate Trump, à la tête de la plus grande puissance mondiale... celle qui posa le concept "de l'homme nouveau" et patiemment, mit un siècle à l'incarner dans son lieu-dit américain... avant de rediffuser le principe dans la vieille Europe.
Ne voir que la volonté de s'enrichir pour quelques tyrans anonymes de la finance, ne représente que la moitié du projet.
Il ne s'agit pas seulement d'amasser une fortune exponentielle à l'infini.
La question est celle de l'hyper puissance.
Le délire consiste à mettre l'autre sous son emprise et le vaincre d'un "échec et mat" absolu, comme récemment j'évoquais cette fameuse scène de Charlie Chaplin en dictateur jouissant de grimper aux rideaux, pour jouer avec le monde rien qu'à soi, mué d'une absolue légèreté.
Or qui est cet autre ?
En France, c'est très drôle, parce que de manière récurrente, ceux qui se bagarrent pour gagner leur concours de beauté économiste au pouvoir, ne voient pas très loin au delà de leur petit bout de nez. L'autre nommé, c'est ce maudit "mai 68", ce sale gauchiste libertaire qui sait que la terre peut nourrir le monde et que le travail aussi peut se partager pour permettre à tous les hommes d'exercer leur droit de vivre, sans saccager la planète qui plus est.
Donc, nos postulants ont pour ennemi ce fantôme post 68 qui les hante jusqu'aux dernières heures de leurs nuits.
Mais qui est réellement ce grand Autre à abattre pour "l'homme nouveau", pour ce consommateur invétéré ?
On pourrait croire à Ché Guévara , Fidèle Castro, ou Trosky, Mao, ou bien Lénine, ou surtout ce satané Marx !!!!!
C'est bien pire que ça.
L'autre ennemi vient d'encore plus loin, d'il y a tellement longtemps, genre plus de 2000 ans maintenant.
De toutes les façons, même Gilgamesh, vieux de 5000 ans est à abattre, à l'image du Daesch qui ces dernières années, a détruit, des vestiges de la Mésopotamie, notre berceau.
L'autre, c'est l'humaniste, celui qui s'enrichit d'exercer sa pensée aux côtés d'Aristote et Platon, la notion de progrès à délier dans le temps, pour un meilleur "vivre ensemble", articulé sur les principes d'une République formant le citoyen à participer à la construction d'une voie commune respectant tous et chacun.
L'ennemi, c'est la pensée, la culture, la référence à l'histoire ouverte aux projets d'avenir fondant l'articulation de sociétés en amitié avec le vivant.
L'ennemi c'est la référence à l'humain qu'il faut d'urgence sacrifier.
Pour s'en convaincre c'est très simple.
Il suffit de partir de ce qui nous est donné ici et maintenant à la veille de nos propres élections présidentielles.
Seul le parti communiste tient à maintenir la notion de parti et d'engagement politique de ses militants.
... Ce qui est un principe de base que l'on fut de gauche ou à droite, depuis 1789.
De même qu'on a pu avoir les cheveux dressés quand un siècle plus tard en 1989, on a pu lire dans Libération "qu'il n'y a plus d'ouvriers",
de même on peut rester bouche bée bavant, lorsqu'on entend autant de la part d'un Mélenchon imbu de lui-même que d'un Macron non moins arrogant :
_ "Il est passéiste et obsolète de penser que la notion de partis puisse exister encore. C'est du passé !!!! Ça n'a plus de raison d'être".
Déjà qu'on nous disait, version piliers de comptoirs sans complexe que "droite ou gauche c'est pareil", maintenant, en effet, le fait est officiellement acté de part et d'autres. La fusion est consommée.
A quoi sommes-nous en train d'assister ?
1/ Grâce aux socialistes, (justement post-soixante-huitards), on a vu le démantèlement progressif des droits et devoirs de l'État au profit de la gouvernance des banques... ce qui est totalement anticonstitutionnel.
2/ A A A ... fut un temps le nouveau barème soulignant nos dettes infâmes pour justifier le gommage ascensionnel du champ politique.
3/ Le politique, c'est simple : c'est le facteur humain articulé avec l'économique.
Qu'on gomme l'humain, ne reste plus que des questions de gestion des sociétés.
Ainsi assistons-nous à l'enterrement des questions de l'humanité
au profit de ce qui reste:
la gestion économique du monde.
_ Les notions de projets, de visions politiques n'entrent plus dans l'esprit des futurs prétendants à la fonction de chef de l'État.
_ Les élections se présentent sous forme d'évaluation collective des candidats.
Chaque postulant joue à la roulette, raconte qu'il mettra tant d'argent plutôt sur la case entreprise, et tant d'autre argent sur la case éducation. Le candidat concurrent insistera sur ce qu'il va miser pour la sécurité du citoyen, tout en pensant à la case des infirmières et de la formation des chômeurs.
Nous n'avons plus à faire à des hommes inscrits dans une ambition politique, mais rien qu'à des contrôleurs de gestions, qui n'ont que des questions de chiffres en tête, tant et si bien qu'ils ont besoin de communiquant, ( les publicitaires qui vendent les savonnettes) pour dicter à leur cerveau vide, des mots qui font des phrases qui valorisent l'habillage de leur gestion.
Pour peu qu'il soit jeune et nouveau sur le marché, comme un Macron dernière génération, et hop, "ça fait nouveau" comme "le dernier Iphone", comme l'homme auquel on avait projeté d'accéder fin 19ème siècle.
Car il fut un temps où le terme "progrès" valait lanterne rouge comme guide du projet politique d'un homme suffisamment visionnaire de l'évolution de son pays pour se présenter au poste suprême de Président de la République.
Car nous arrivons au début de l'ère du temps dépourvu de la nécessité de penser
car en chef de la consommation, l'homme nouveau qui prétendra nous gouverner s'avère celui qui est capable de passer pour le meilleur contrôleur de gestion, champion de l'évaluation, sachant s'entourer de RH pour faire mine de tenir compte du poids de l'humain dans son projet de chef d'entreprise tel qu'il considère la fonction de chef de l'État, enivré de sa pleine puissance de pouvoir sur l'Autre
... contre l'Autre, tel que notre dernier Président vient de se regarder 5 ans dans son miroir pour se convaincre de son extrême modernité en s'annonçant lui-même comme meurtrier "du parti socialiste qui n'a plus à exister" aura t'il osé affirmer aux journalistes à qui il déclina ses jours d'incompétent vécu au Palais de la République.
Aristote et Platon doivent se retourner dans leur tombe !

OUI oui oui - mais rien n'est neuf dans un monde en spirale (du coup le progrès est une chimère) et puis le tunnel, il est là, oui oui oui - mais la lumière au bout, c'est toi, tes semblables, tes anges. Le Macron et ses semblables, eux, avancent masqués, contrairement au bigot nigaud beuglant au pays de tous les possibles. Vive la vie, vive l'art, les lézards, les loisirs et les anges.
RépondreSupprimerSous cet angle exprimé Dame Olöf, tu heurtes les fondements même du geste créatif comme une flêche retournée en plein mon petit coeur... Argh !
SupprimerM'en fous, je vais polémiquer à grosses louches de rhétorique.
En effet, tu as vu qu'en anglais par exemple, un ouvrage en cours, ça se dit "in progress". En plus dans cette langue, j'adore la notion de "présent progressif" qui est primordiale pour faire sens d'où on parle et vers où, pour quelle durée.
De sorte que la question réelle "du progrès" dont je pleure l'absence désormais dans le champ du politique, concerne l'avance, le plus en rapport au moins. C'est quasi arithmétique comme principe de réalité.
Ceci du point de vue de la peintre aux anges.
Maintenant du point de vue de la psy, l'opposé au progrès, à savoir la régression, ça fait drôlement sens aussi !!!
Enfin, en tant que parisienne simplement, enjamber des mécréants sur le trottoir et des mendiants avec enfants dans le métro, ça fait désordre en rapport aux 30 glorieuses d'où j'ai eu la chance de grandir, en offrant aux personnes de ma génération un maximum de possibles comparé à ce dont disposaient mes parents.
IL y a eu progrès.
Il y a régressions réelles bien subies pour trop de gens qui n'ont accès à la notion de "spirale" que par sa sensation d'y être aspirés vers un fond mortifère, dont ils n'ont pas franchement de quoi être confiant sur la lumière qui s'offrira au bout.
Je dénonce de facto l'impuissance de ceux qui n'aspirent qu'à exercer la puissance contre l'autre, fondée sur le vide de leur inculture dans le champ du politique duquel ils ont soustrait l'humain, pour ne plus que compter leurs sous,prétendant au seul exercice qu'ils connaissent : le contrôle de gestion.
SupprimerIl suffit de ré-écouter les débats des hommes politiques d'autrefois sur Youtube. Tous étaient riches d'une éthique, d'une vision progressiste chacun de manière partisane, mais en intelligence responsable d'un devenir pour tous les citoyens d'une nation. De l'extrême gauche à Le Pen à droite que nous connaissons encore, nous avions affaire à des hommes de terrain, s'étant éprouvés dans un long parcours en bataillant jusqu'à l'accès possible d'une prétention qui concevait les autres êtres humains dont ils se promettaient d'améliorer le sort en s'engageant dans un parti pris responsable et clairement annoncé.
Notre société actuelle témoigne d'un symptôme régressif énorme.
Pour la première fois depuis que le monde est monde, il n'est plus question de créer des voies de circulation.
On avait développé jusque là tous les moyens d'échanges possibles de biens et de personnes... y compris la création du droit et de ses lois pour protéger et favoriser ces mouvements.
Or, depuis une trentaine d'année, on rebrousse chemin et la question au contraire concerne la mise en place de l'empêchement d'avancer, de circuler, d'aller de l'avant.
Quant aux services de l'État concernant l'éducation et le soin, tout se ferme à la vitesse des voies ferrées , des gares et des bureaux de postes dans les petites communes.
Ou les technocrates se plantent vraiment gravement, c'est qu'en ne faisant évoluer que le virtuel qui captent nos données, ils ne se rendent pas compte que la théâtralité de la démocratie qui consiste à faire croire que le vote existe avec son ordinateur, transmet aux gens les plus frustrés et humiliés, le moyen d'un sentiment de super puissance grâce au simple clic. Ce mépris de l'humain rend aveugle à ses souffrances et ses émotions qui dans le champ virtuel sont juste sans limite. Les humains méprisés s'emparent sans problème, sans honte, sans culpabilité, sans conscience, du pouvoir enivrant de mettre des bâtons dans les rouages des puissants et leur concours électoraux, vides de toute substances vitale. Un clic et hop : pour "faire chier" ça va être trop super de choisir Marine Le Pen dans le plus grand et le plus lâche des anonymats.C'est ce qui vient de se passer pour Trump.
Le progrès, le mouvement, c'est de la vie pure. Et s'il y a déni du principe, la vie elle-même va jouer en faisant avancer ce qu'on n'a pas voulu faire progresser soi-même.
Nous en sommes exactement là, dans les modes de construction... ou de destruction de nos société... juste parce que penser n'est plus à la mode. C'est "passéiste".
Bientôt on fermera les universités pour les transformer en école de commerce. Nos petits enfants auront à donner de sacrés coups de poings dans la fourmilière de ce carnage de la pensée.
Bien sûr que je cède à la vie sa toute puissance pour réduire à néant cette option délétère. C'est juste que bien des gens sont sacrifiés pendant que plein d'autres crèveront d'être repus juste parce qu'ils auront su jouer au bon jeu au bon moment.
Bon, à mes anges ! J'y retourne illico.