La montagne est haute de près de mille mètres et longue de plus de vingt kilomètres. Certains jours, on ne la voit pas, tant les nuages sont bas et la nuit dense. Souvent, elle se voile partiellement de gris brouillard ou de blanche poudreuse. La grande montagne est bienveillante et omniprésente.
Dans les rêves, elle semble rose et légère, sauf quand elle envoie Merlin pour des messages exceptionnels. Quand on est montagne magique, on se déplace à sa guise, en communion avec le cosmos. Ainsi, Merlin vient parfois me montrer la mousse des champs de lave, puis me parle de celle qui recouvre les talus le long des prés. Je pense aux rives de ce joli courant d'eau en pleine campagne, au nombril de l'univers, à mes amis là-bas, à celle qui parle aux chats, à celle qui court. Je pense aux mousquetaires, à la dame aux anges, celle aux arbres, celle de cette autre île.
Nous vivons des temps bien étranges, chaque jour apporte son lot de dépolarisation et de magnétitude. La source est dans le rêve, la grande montagne planante nous chuchote ses songes.
Oulalala... mais cette belle publication nordiste m'avait échappée !
RépondreSupprimerGrande féee du nord Olöf a encore fait danser sa baguette magique pour nous rapporter du rêve et des pensées magiques habitées d'humanité et de poésie.
Le seul bât qui blesse c'est que désormais, tu es loin... comme une fée quoi ! Bises