lundi 1 février 2016

Censure... ou pas ? ... Et, comparons le comparable.

Via l'association psy "le coeur qui bat",  il y a une semaine, j'ai pu voir le film  " Les salafistes" en présence de son auteur et producteur François Margolin, accompagné de Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste, nous présentant le film... très naïvement : 'les faits rien que les faits, parce qu'il  faut savoir ", donc voir ça.

"La neutralité du psy" tout comme "l'objectivité de la presse", sont des notions qui m'ont toujours amusée.. tant qu'on ne m'impose pas d'y croire évidemment.
( Je dessine depuis que je tiens un crayon. Mes études ont commencé par les Beaux-Arts, puis la fac de cinéma et en extension de ma propre recherche sur les langages de l'image,  j'ai partagé 25 ans dans le monde de la presse télévisée, avec mon compagnon grand reporter cameraman au journal de TF1.)
Le donner à voir, ça dit.

En bref, les faits rien que les faits ouvrent sur l'extrême pesanteur d'une "mise en bouche" de l'atmosphère imposée salafiste, sur le bruit de la mobylette de laquelle on regarde. On circule dans les rues, ayant à constater une telle crainte soumise des femmes que ces dernières s'enveloppent systématiquement toute entière à l'apparition de l'homme jeune armé qui nous guide.
Traversant le cadrage, on voit d'autres hommes déguisés couleurs locales salafistes, mitraillettes au poing. Cette démonstration de l'autorité absolue désormais établie,  la visite se poursuit à pied avec les commentaires généreux des protagonistes qui nous expliquent le bien fondé divin de leur délire collectif. La rencontre progressive s'opère par séquences de "chaud / froid", entre le récit huilé du nec ultra intellectuel diplômé interviewé et  les fameuses fortes "séquences choc" ( annoncées en off, avant la projection du film, comme faisant débats au risque de la censure ).
Or tout bascule de là puisque le micro n'est tendu dès lors qu'aux victimes consentantes, finalement satisfaites des coups de fouets à leurs yeux bien mérités tout comme cet homme qui nous explique fièrement qu'en tant que voleur, il est bien voire cognitif qu'on l'ait rendu pur en lui coupant la main, ce d'autant que les "gentils salafistes" prennent en charge tous les soins médicaux, le logement et la nourriture, jusqu'au bon rétablissement du condamné. Arrive cette image qui a fait le tour du monde : le répentir obligé du journaliste américain quelques minutes avant sa décapitation, qui dans ce contexte nous fait franchement douter de la réelle mort qui l'aurait attendu une fois qu'il aurait assuré la propagande la plus parfaite, sur un ton clair et résonnant, sans le moindre trouble dans la voix trébuchante... et finalement le plus gratuitement du monde vu qu'il va être décapité illico en récompense. Et le message divin passe !
Comme à Hollywood, le "happy-end" est  assuré... youpiiii !
De retour sur la mobylette du début, cette fois sans comprendre pourquoi on croise une femme haute en couleurs, atypique, élégante, ornée de plein de bijoux, mais assise par terre, comme une clocharde à en croire ce qui l'entoure. Elle nous dit : "ici c'est la mort qui a gagné" ( en off François Margolin nous expliquera qu'il s'agit d'une ancienne danseuse du "crazy horse" ainsi tolérée sans voile... ça existe !).
Le film s'achève sur une jolie séquence humainement chaleureuse consacrée à un vieux berger fumant la pipe qui nous raconte qu'un jour les jeunes soldats salafistes sont venus aussi  jusqu'à lui pour lui interdire de fumer. Or courageusement le berger teint tête comme on le ferait chez nous au café du coin... et cette fois, le vieux berger garda ses 2 mains, plus la pipe et le sourire que la liberté d'être offre à chacun. FIN du film.
A relire ici mon récit en repartant de cette fin réellement choisie ainsi au montage, remontant vers  le haut pour terminer par les images du début... Alors oui, ce qui fait sens est diamétralement opposé.

1/ Dans le cas du film actuel, un jeune adolescent perturbé qui se cherche peut tout à fait trouver la révélation d'un idéal appliqué dans le salafisme, tolérant in fine.
2/ Alors que les faits rien que les faits montés à l'envers, feront que le même jeune adolescent aura affaire à l'effroi de la main mise autoritaire sur tout élan de la vie au sein d'une société qui donne à voir la privation d'exister ici et maintenant, l'impossibilité de se rencontrer et d'aimer, de se projeter vers un avenir meilleur.
... Et Mr Moscovtitz de s'indigner avec ses "généreux et compréhensifs pairs",
"au nom de la liberté d'expression et du tout savoir",
contre la censure semblant être validée aujourd'hui.
Pourtant il aurait dû entendre et voir et comparer avec "le non film" ainsi annoncé de Nanni Moretti  "Le Caïman" , s'imposant par son art de dénoncer, de témoigner  en tant que cinéaste et citoyen de gauche, contre Berlucconi, président fanfaron criminel et mafioso à la tête de son pays... gangster notoire qui a pour singularité d'user des langages de l'image mieux qu'aucun caricaturiste ne saurait l'anticiper. 

Aucune évidence n'existe par le cinéma au service d'une bonne intention, comme l'enfer peut en être pavé.

Il se trouve qu'un de mes meilleurs amis, (G.Lenne, ex-président des journalistes critiques de cinéma), est désormais  membre de la commission de censure.... car toute sa vie, il aura lutté  contre l'existence même du geste du censeur.
Or, (j'en discutais avec lui après avoir vu  "les salafistes), il m'a confirmé avoir participé à ce rejet pour la première fois de sa vie, exprimé à l'unanimité par les 22 membres de la commission. Lui aussi ressent une inculture de l'image et donc une parfaite irresponsabilité de la part des auteurs..... sachant qu'on n'apprend rien de plus que ce qui est amplement ( et cette tolérance des gouvernements devrait poser question ) diffusé sur Youtube et facebook, car, est non moins étonnant de la part de nos gouvernants, les salafistes sont au fait de notre civilisation de l'image et de l'usage de la propagande la plus géolocalisée qui soit, ignorant une quelconque censure à l'international, allant du producteur au consommateur.
Or voyez vous, pour en finir avec ce film donné comme motif de réflexion, il me semble très intéressant de mettre en rapport 2 "styles" différents visant des buts  et des moyens communs inhumains et barbares pour être atteints.
Le nazisme et le salafisme.
_ De fait, quid du donné à voir de la propagande nazie d'un côté et de celle des salafistes de l'autre ?
Et de même selon chacun:
_quid de ce qui est caché, du non dit pour convaincre ?... enfin le mensonge par omission... ou déni absolu, c'est selon.
Chez les nazis, (tout comme dans les dictatures d'extrême droite autant que d'extrême gauche) est considérée la synchronie du vivre ensemble, l'harmonie absolue du fonctionnement de l'ensemble des rouages d'une société dont la propagande illustrera la bonne marche idéale parfaite vers un avenir radieux et certain, au service de tous.
Le nécessaire et suffisant d'un progrès collectif offert en partage figure la vitrine du bon dictateur.
Aura été masqué ce phénomène ainsi "gaiment" nommé par Le Pen, "du détail de l'histoire" : les chambres à gaz pour Hitler, Le goulag en URSS tout comme les assassinats et les camps de travail en Chine.
Fut donné à voir un "monde de rêve", pour défendre l'accès au pouvoir de la race pure, faisant promesse d'un mieux vivre ensemble.
Tout le monde serait beau, blond aux yeux bleus, intelligent, investi dans les progrès d'une nation glorifiée parce que puissante face à l'adversité portée tous ensemble.
Ça a de la gueule un tel négationnisme, non ?

Tandis que chez les salafistes, on a affaire à de la magie dont la baguette est comme dans les dessins animés modernes : une kalachnikov.
 1/ Est donné à voir le délire infâme :
On saute dans le champ de l'irraison et  de là, promesse est faîte de ce qui ne peut être montré ( forcément c'est pêché rien que d'y penser).
Ce serait l'histoire d'un père Noël qui ne fabriquerait que des filles vierges sans qu'on ait à se demander ce que ces dernières deviennent, une fois qu'elles ne le sont plus.
 à la condition de la pureté de l'inaction renonçant à l'écoute de tout désir vital, le père Noël remplirait sa hotte à l'infini, si on s'engageait à purifier la terre entière, en jouissant d'imposer l'extrême puissance de la mort contre tout élan de vie.
2/ Sont masqués :  le fonctionnement et le financement d'une société garantissant une telle prise de pouvoir.
Restent cachés  dans le non-dit tous les seuils professionnels de la société auxquels pourrait prétendre un jeune qui souhaiterait porter sa pierre à l'édifice d'un vivre ensemble qui trouverait son indépendance financière à fabriquer par exemple ses propres kalachnikovs, ses Ipad et ses fournisseurs d'internet dont à l'évidence les salafistes sont très friands.
C'est plus grand que moi et de facto, je ne m'accorde aucune compétence fiable pour affirmer quoi que  ce soit en ces domaines de l'histoire et du politique
.
Je me demande juste, si c'est la bonne question lorsque, mi-sidéré, mi coupable, spontanément  on s'obstine à mettre du sens sur ce qui se loge dans le champ mortifère de la déraison, en questionnant obstinément la manière dont des jeunes fragilisés peuvent être enrôlés, hypnotisés, fascinés, téléguidés. Le procédé d'emprise n'a tellement rien d'innovant hélas.. Les psys le connaissent par coeur...  qu'un tel dispositif soit individuel ou collectif.
Dans " la fabrique des imposteurs", et "la folie évaluation", ce que Roland Gori interroge des perversions de notre système libéra, figure à côté un processus  d'autant passionnant qu'il est plus sournois, discret et agissant toutefois sans relâche, comme un rouleau compresseur sur l'ensemble des individus de nos sociétés dites "de progrès", dont le jugement critique s'avère progressivement réduit à une peau de chagrin.
En revanche, se dire que sans alternative, nous puissions de notre lorgnette êtes amenés passivement, voire innocemment, à assister à la création  dans le monde d'un mouvement  fondé sur une volonté de puissance et d'extermination, lequel contrairement aux nazis les ayant précédés, ne contient aucun moyen d'existence autonome concret, ça pose franchement des questions... d'ordre  pratique sur la vraisemblance des possibles, forcément puisée  hors champ de ce délire, soit au lieu-dit du réel qui nous concerne tous.
Exemple de semailles  à ciel ouvert de la connaissance de tous :
ce reportage sur "La Bosnie Herzégovine, fief du salafisme européen "  de France News
Un Charlie Chaplin, ne détiendrait-il pas cette fois encore (juste en tant que clown et sans consulter sa boule de verre ) le nécessaire et suffisant pour construire un film humainement effroyable ?

Quid de tous ces "plus jamais ça" ? 

_ "L'histoire se répèterait-elle ?"... n'est-ce pas ? 
Ainsi, que devient la notion de libre arbitre ?

_ D'un côté, je vais jusqu'à même rajouter la présence d'un petit Hitler individuel que nous avons tous en poche invoquant l'inquisition Apple au plus intime de notre vie ( ça compte nos pas, parle à notre cafetière, surveille nos proches, nous géolocalise 24h/24, indique ce qu'il est important pour nous de penser, notre température, souffle cardiaque.... etc... étant acquis l'axiome de notre addiction à ces fonctions supposées fascinantes et ad hoc.
Or l'alternative de tout déconnecter existe car :
_ d'un autre côté, j'ai foi dans le vivant turbulent qui habite l'humain, qui n'a rien de scientifique, et qui fondé sur le nécessaire et suffisant, sait déroger à l'effet réciproque d'une règle imposée.
Il est des gens par exemple, qui battus violés, frappent et violent à leur tour plus tard.
Ayant subi le même sort, d'autres personnes réagiront par la résilience et développeront des qualités humaines exceptionnelles.
Enfin, d'une éducation apparemment sans histoire, un individu peut un jour se mettre à jouir de frapper et violer.

La vie est un tout possible.

Enfin, quitte à sauter à pieds joints dans les paradoxes,
à la question "l'histoire se répèterait-elle", peut-être pourrions nous avoir de quoi nous demander si elle n'est pas en train d'achever un long chemin.
Qui a  lu l'ouvrage étonnant, voire détonnant de Ludovic Tournès
"L'argent de l'influence" ?

L'ouvrage s'achète en librairie si comme moi on préfère l'objet livre.
Sinon voici son lien en PDF.
https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00651570/document
Plutôt que de se répéter, est posée dans cet ouvrage la question de l'évolution historique d'un choix de société vesr "la construction d'un homme nouveau", délibérément mis en place depuis la fin du 19ème siècle, dont en toute chose aujourd'hui, nous récoltons les fruits mortifères comme ceux des points de vue socio-économiques qui laminent la culture et la pensée,  ou et les autres  délirants comme ceux des salafistes que j'évoquais plus haut.
Ici la narration des faits est juste suffocante voire risible parfois, tant elle est dépourvue de remise en cause. Les énormités cyniques les plus sidérantes se délient sous la plume de l'auteur comme banalisées et réduites à la norme évidente pour tous, sans relever ce qui fait sens destructeur et nivellateur de l'avenir des hommes.
Cela répondrait à : _  Et si l'histoire n'était que le prolongement naturel d'un délire de toute puissance exercé incognito sans répit contre les hommes depuis plus d'un siècle ?
Les ennemis à abattre : l'art, la pensée, la culture.
Ça part des grandes fortunes aux USA et ça vise l'Europe évidemment, plus particulièrement la France.
L'arme de guerre : l'argent investi dans l'art, la recherche, la culture, la pensée, via des fondations et associations à travers le monde.
L'arbre cachant la forêt : la générosité d'un mécénat artistique et le bouclier humanitaire, sources de richesses insoupçonnées.
La forêt : le développement de l'économie libérale en faveur des marchés comme moyen unique de dominer et gérer les hommes d'une société sans pensée, sans espérance, sans alternative, réduite à la reconduite du même sans cesse amoindri, sur le plan humain.

Extrait :  " La famille Rockefeller, et notamment par John D. Rockefeller, fondateur de la compagnie pétrolière Standard Oil. L’action internationale qu’elle mène dans des domaines aussi variés que la santé publique, les sciences biomédicales ou encore les sciences sociales, suit, en dépit de son apparente dispersion, un fil conducteur bien précis : la mobilisation de l’ensemble des savoirs scientifiques (sciences de la nature et sciences sociales) pour élaborer une science totale de l’homme permettant de gérer les comportements individuels et collectifs. Autrement dit, créer non seulement un homme nouveau, mais également une société rationnelle gouvernée par la science. La mise en place de ce projet d’ampleur mondiale commence dès 1914, que ce soit aux Etats-Unis, en Extrême-Orient, en Amérique latine, et surtout en Europe"....




https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/300116/made-france-et-salafistes-de-la-terreur-lecran?page_article=2



11 commentaires:

  1. Le vingtième siècle fut terrible, on veut un siècle différent, sans danse autour du veau d'or, mais c'est plutôt mal barré, pour l'instant. L'argent est devenu comme une nouvelle loi de la gravité. C'est grave. Heureusement qu'il y en a qui écrivent des livres tonitruants, et puis il y en a qui dessinent des anges. Mille grâces, on ne tuera pas le rêve.

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  2. L'argent: nouvelle loi de la gravité ! ce n'est pas nouveau Dame Olöf mais j'aime tes Milles grâces autour du rêve. Quant à Dame Cat, c'est un brillant exposé empreint d'effroi, de courroux, de fatalité ou fatalisme (j'hésite !) qui mériterait la couronne du Jour du Jugement dernier. La censure ? une presse qui en prend plein son grade mais souviens-toi de Gorgias (cela va te plaire! ;-). Donc, les salafistes, Hitler... des tyrans parfois, des tyrans souvent, des tyrans partout. Alors en réponse à la devise : Liberté, Egalité, Fraternité, une devise révolutionnaire ! Te souviens-tu de la source de la Fraternité ? cette utopie imaginée par les philosophes des lumières pour une démocratie qui se veut des plus fraternelles, par de riches philanthropes anglais, américains et français. Pour me rallier à tes propos, je pense entre autres, à la famille Rockefeller, les Rothschild... Te souviens-tu de la Triade ? de la Commission Trilatérale? celle qui définit le monde économique. Alors oui aux mille grâces, le rêve passera par Nous !

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    1. Je suis d'accord, l'effroi de Dame Catherine est hélas justifié... mais la Fraternité, elle est souvent brutalisée et détournée à mauvais escient, et l'Égalité ne consiste-t-elle point parfois à couper des têtes qui dépassent? Le rêve, c'est une vision large et intemporelle que nous partageons et que nous protégeons, envers et contre tous les tyrans. En riant. Mes hommages, je vous aime, belles amies.

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  3. Puissent les anges de nos coeurs ne jamais quitter la lumière de notre ligne de fuite !
    Vendredi 5 février, à la Sorbonne, il y a un séminaire sur "Gouverner sans les hommes" avec Roland Gori. J'y passerai la journée; je vous raconterai.

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    1. Gouverner sans les hommes... ah en voilà une idée. Que veut-on donc gouverner? Les réseaux sociaux? Hâte de lire ton compte-rendu... Que la lumière soit partout et que les anges t'accompagnent.

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  4. Que veut dire gouverner sans les hommes ? Nous vivons dans un biotope où la diversité des organismes vivants est obligée de cohabiter. Des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux, de couleurs et tailles différentes se mêlent (ah non se melent), s'entremêlent, se démêlent pour du vivre ensemble, j'ajouterai survivre en juxtaposition !!!
    Alors, des femmes exclusivement... je préfère les anges, ils sont asexués ;-)

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  5. Vous êtes rigolotes toutes les 2... car la question non seulement se pose en soi comme étant sans précédent, mais se pose d'autant, que tout donne à penser qu'on y est.
    Et c'est d'ailleurs super drôle parce que le ministre de l'économie a censuré cette question en imposant un autre intitulé pour le séminaire, (genre : "la démocratie ") qui devait se tenir initialement au ministère. Et du coup, seule la Sorbonne a accueilli l'idée.
    Ben oui, n'avez vous pas remarqué que les banques ayant pris le relais des responsabilités de l'État, les membres du gouvernement ont leur pouvoir réduit à peau de chagrin d'une part. D'autre part, en lieu et place du politique en exercice, s'instaurent de bêtes soucis de communication permanents. Ce sont les communicants qui sont au travail sans cesse pour palier à une forme de théâtralité du pouvoir fantomatique des hommes d'État, dont la fonction réelle est confiée aux machines qui roulent toutes seules, la valeur des chiffres étant l'unique qui vaillent pour clore tout débat, toute réforme, tout projet de société... exemple tout bête de l'abandon du latin, du grec et de l'allemand. Ce sont les folles évaluations qui sont mises en pratique en tous lieux de la gestion la plus vaste mondialisée, à la gestion des entreprises localement, tel que l'homme du commun en subit conséquemment le nivellement et la dépossession de son propre sentiment d'exister.
    Oui la question de gouverner sans le peuple est à notre porte grâce aux technosciences qui rendent possible le gommage de tout concept politique et de ce fait, laisse tomber aux oubliettes, la république démocratique démembrée.
    Voilà, quel était le sujetsoulevé hier et c'était surper intéressant de ce fait, parce qu'il y avait un psy, un philosophe spécialiste de l'économie, et 2 sociologues. Ils se sont plutôt bouffer le nez souvent. le public fait de plein de psy a été très agacé. Moi j'ai adoré que ça ne soit pas huilé et que de l'humain dépasse hors du préconçu.
    Il faut bien regarder dans les yeux de quoi est constitué le fondement de notre sol, pour bien s'envoler librement en connaissance de causes... Et voui mes belles dames gracieuses.... :-D

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    1. bouuuhhh! Nous ne tenons pas tous les cordons...alors? oui les banques, l'irresponsabilité des gouvernements, les technosciences...
      Alors ? gouverner sans les Hommes (ma compréhension s'était limitée au genre !) Evidemment nous tentons de tendre nos épaules basses vers ce sort ! Il suffit d'observer l'ensemble des organisations nationales et internationales sur l'empire du futur à travers les technologies de l'innovation et.... à quand l'intelligence artificielle, à quand le remplacement de l'homme par la machine ? Merci Cat. Un remède peut-être ?

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  6. Oui Dame Claudie je pense que la solution existe et n'a jamais été aussi simple.
    "Solutions locales pour désordre global", de Coline Serreau nous explique tout dans son film ainsi intitulé.
    C'est parce que les gens vont localement, individuellement répondre entre eux à leurs réels besoins vitaux, en se détournant également de cet assujettissement à la sur-consommation qui engraissent les actionnaires et détruisent la planète terre, que l'équilivre de la vie reprendra ses lois. C'est juste vital de toutes les façons... mais ça va prendre du temps... une génération sans doute au moins....
    Mais la vie, ça reprend toujours le dessus.

    https://youtu.be/3q_xzQ7pRi4

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    1. Oui ...sûrement ! La projection du film "Demain" est aussi un des exemples concrets de réaction positive face à la débâcle !

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    2. Oui ...sûrement ! La projection du film "Demain" est aussi un des exemples concrets de réaction positive face à la débâcle !

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