lundi 16 novembre 2015

Penser autrement



Autres mœurs, autres pensées, autre Vie



A la lumière de la Réflexion, il n’est qu’un seul combat : celui de vivre.

La suite n’est que débat, action, émulation, compétition, polémique, affaire, conspiration, joute, rivalité, contestation…


…C’est justement dans « la suite », second dénominateur commun des êtres humains, que l’intérêt pour l’évolution réside. Sans élan, sans stimulation, sans incitation, les hommes iraient-ils se confondre dans les sous-ensembles conditionnés par les avatars de l’alter égo, de l’autrui et de tous les éléments qui constituent la Vie ? 
Tu es riche. Je serai plus riche que toi. Tu es jeune. Je veux le rester aussi. Vous êtes compétant, je le suis dans un autre domaine, conjuguons nos talents, etc.

Quelle richesse ! quelle diversité ! que d’échanges ! Il y a cependant un hic. Si la communication favorise et accroît les savoirs et les avoirs, elle multiplie autant la méconnaissance et l’incertitude. C’est naturellement vers le groupe, que l’homme se réfugie, pour y rencontrer l’affinité, l’intérêt, le leurre et surtout des certitudes. Lorsque le rythme s’emballe, entrainant tout et tous jusqu’à la frénésie, le sortilège œuvre. Bénéfique, structurant, constructif pour les uns, il peut s’avérer toxique et destructeur pour d’autres. Comment déjouer la dévotion ostentatoire ou pire, latente ? Comment réguler les esprits.
Adieu réflexion, logique…bonjour Pavlov !

Les attentats perpétrés à Paris vendredi 13 novembre 2015 ont malheureusement meurtri une partie du monde. Le terrorisme a défini et conditionné. Il suffit de parler de race, de religion, de croyances pour mettre en lambeaux la Vie.
Ah ! La bien-pensance ! A force de réfléchir sur le contenu des mots, sur le meilleur angle des phrases, sur le choix des expressions, on en oublie l’essentiel : celui de R E A G I R.
Il a suffit qu’une lampe explose le lendemain des attentats pour que la foule venue se recueillir, fuie aveuglément dans tous les sens, ignorante et horrifiée…

La sanction n’est pas un gros mot ! Il n’est nullement question d’assouvir de vils instincts.
 
Le monde dans lequel les hommes évoluent atteint un degré de complexité tel que résoudre les problèmes engendrés par eux-même devient abscons. Le nombre ajoute à la difficulté de s’entendre, de corréler les esprits. Il y va non plus de l’existence d’un seul individu mais de la planète entière. 
En réalité, qui pense à sa métamorphose ? Qui pense in fine à la sauver ? La Conférence de Paris, 21 ans de réflexion déjà sur le climat… et ALORS ?

Il existe bien des penseurs (et des bien-pensants !), des clubs de réflexion (et de réflexologie !) qui, sur l’échiquier chronophage, bougent les pions. Quid ?

MAIS QUID ? Le monde ne s’est pas bâti en un jour, or il semble que le détruire soit beaucoup rapide…


CJ

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