Autres mœurs, autres pensées,
autre Vie
A la
lumière de la Réflexion, il n’est qu’un seul combat : celui de vivre.
La
suite n’est que débat, action, émulation, compétition, polémique, affaire, conspiration,
joute, rivalité, contestation…
…C’est
justement dans « la suite », second dénominateur commun des êtres
humains, que l’intérêt pour l’évolution réside. Sans élan, sans stimulation,
sans incitation, les hommes iraient-ils se confondre dans les sous-ensembles conditionnés
par les avatars de l’alter égo, de l’autrui et de tous les éléments qui
constituent la Vie ?
Tu es riche. Je
serai plus riche que toi. Tu es jeune. Je veux le rester aussi. Vous êtes
compétant, je le suis dans un autre domaine, conjuguons nos talents, etc.
Quelle
richesse ! quelle diversité ! que d’échanges ! Il y a cependant
un hic. Si la communication favorise
et accroît les savoirs et les avoirs, elle multiplie autant la méconnaissance et
l’incertitude. C’est naturellement vers le groupe, que l’homme se réfugie, pour
y rencontrer l’affinité, l’intérêt, le leurre et surtout des certitudes. Lorsque
le rythme s’emballe, entrainant tout et tous jusqu’à la frénésie, le sortilège
œuvre. Bénéfique, structurant, constructif pour les uns, il peut s’avérer
toxique et destructeur pour d’autres. Comment déjouer la dévotion ostentatoire
ou pire, latente ? Comment réguler les esprits.
Adieu
réflexion, logique…bonjour Pavlov !
Les attentats perpétrés à Paris
vendredi 13 novembre 2015 ont malheureusement meurtri une partie du monde. Le
terrorisme a défini et conditionné. Il suffit de parler de race, de religion,
de croyances pour mettre en lambeaux la Vie.
Ah !
La bien-pensance ! A force de réfléchir sur le contenu des mots, sur le
meilleur angle des phrases, sur le choix des expressions, on en oublie
l’essentiel : celui de R E A G I R.
Il a suffit qu’une lampe explose
le lendemain des attentats pour que la foule venue se recueillir, fuie
aveuglément dans tous les sens, ignorante et horrifiée…
La
sanction n’est pas un gros mot ! Il n’est nullement question d’assouvir de
vils instincts.
Le
monde dans lequel les hommes évoluent atteint un degré de complexité tel que résoudre les problèmes engendrés par eux-même devient abscons. Le nombre ajoute à la difficulté de s’entendre, de corréler les
esprits. Il y va non plus de l’existence d’un seul individu mais de la planète
entière.
En réalité, qui pense à sa métamorphose ? Qui
pense in fine à la sauver ? La Conférence
de Paris, 21 ans de réflexion déjà sur le climat… et ALORS ?
Il
existe bien des penseurs (et des bien-pensants !), des clubs de réflexion
(et de réflexologie !) qui, sur l’échiquier chronophage, bougent les
pions. Quid ?
MAIS
QUID ? Le monde ne s’est pas bâti en un jour, or il semble que le détruire
soit beaucoup rapide…
CJ

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