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lundi 2 novembre 2015
Miettes de gâteau, poussière d'étoiles
Elle est étrange, la société humaine. Certains recherchent les chemins de la pensée dans tout son foisonnement et son abondance, la poésie activiste, la création d'angélines sur tout support, le haiku comme on respire, et j'en passe. Les fâcheux riches, eux, accumulent les biens, les belles maisons, les luxueuses voitures, les résidences secondaires, tertiaires et que sais-je encore, le champagne, les diamants, le caviar. Or, ces pauvres fâcheux riches ont un handicap bien lourd. En effet, ils manquent totalement d'imagination. Ils ne peuvent concevoir l'abondance pour tous ou la beauté à l'infini. Ils ont tellement peur de ne pas en avoir assez qu'ils font de leur mieux pour empêcher les moins nantis - ou ceux qui ne sont pas forcément fans de la finance et du capitalisme, tout simplement - d'avoir quoi que ce soit. Ils avaient promis à leurs contemporains que des miettes tomberaient de la table où ils festoient, afin d'apaiser la faim des gens comme vous et moi. Or, les miettes, ils veillent avidement dessus. Vous avez dit miette? Pas une miette ne sera perdue.
Oui, ces gens ont un bien grave handicap. Leur existence est bien triste, une composition convenue en deux dimensions, avec une colonne de débit et une autre de crédit. Le squelette du fichier Excel leur est Avalon et Eden. Leur fringale d'argent, unique création et fiction d'un fantaisie à deux dimensions, est telle qu'ils mettent notre planète en péril.
On en a vu d'autres, n'est-ce pas? Il n'y a pas de quoi en faire tout un fromage. Le soleil en a vu d'autres. Nous sommes tous poussière d'étoiles, nous formons un tout organique, cosmique et spirituel. Cultivons le mode radieux, la compassion, le sourire et la reconnaissance. Envoyons des ondes adoucissantes et vivifiantes à ces pauvres fâcheux aplatis par leurs deux dimensions. Réveillons-les d'un doux baiser. Envoyons-leur des anges et des angélines, et tout ira bien mieux.
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Oui, tu as forcément raison dame Olöf d'ainsi plaider la pauvreté humaine et intellectuelle des arrogants de la finance.
RépondreSupprimerL'idée qui les taraude n'est pas seulement d'être toujours plus riche. C'est une question d'extrême puissance, synonyme de pouvoir sur les choses, sur les êtres, voire la vie elle-même. Ne crois-tu pas ?
C'est Chaplin mimant Hitler en train de jouer avec le globe terrestre le faisant voler comme une plume, s'envoyant en l'air en jouissant de pouvoir s'accrocher aux rideaux.
La pulsion mortifère est on ne peut plus archaïque. On est chez les primates.Il leur faut avoir main mise sur autrui, et si possible, viser l'orgasme au plaisir de posséder le droit de vie ou de mort.
Car c'est bien le résultat actuel.
A bien considérer les postures schizophréniques du "je détruis avec les variantes que les nazis n'avaient même pas" "je colmate", "je te fais exploser", je me sers de toi pour affaiblir les nations encore pensantes que j'oblige à t'intégrer"... la puissance acquise dans la distribution de scartes du jeu du monde est tout de même jubilatoire.
Bien sûr que cette puissance mégalomaniaque et paranoïaque est sclérosée, idiote, stérile, signe d'une étroitesse de l'âme à en pleurer.
Mais il n'empêche que les vies humaines qui sont sous cette emprise, sont incroyablement mises à l'épreuve des pires souffrances et humiliations, tandis que ce qui reste de poésie, de rêverie, d'humanité en chacun de nous encore aux abris grosso modo, est en train de s'étioler derrière "l'homme nouveau" devenant rien que consommateur lobotomisé.
Bon ben, il y a du boulot !
Faut pas se laisser faire et banaliser toute cette violence faîte au beau, au bon de vivre.
Nous avons le devoir d'être plus créatif que jamais, et de réinventer le vivre ensemble, là où ces gens là ne savent même pas nous imaginer existant sans eux.
Toutefois il va falloir apprendre à désobéir à la puissance des inventions administratives qui exercent sur les gens, ce pouvoir distant de les empêcher proprement de vivre.
Les 3 "A" ne sont plus des critères à la mode pour juger des dettes sur lesquelles des actionnaires ont pu jouer au monopoly de la bourse. Tous ces décrets insensés, toutes ces réglementations incohérentes, il faudra apprendre à ne plus y répondre, c'est à dire à en quitter l'effet d'emprise totalement irréel.
L'homme devra reprendre possession de sa terre, de sa vie conjuguée avec le respect des sols et de son prochain, indépendamment des objets de la consommation imposés dont en réalité il n'a absolument pas besoin.
Je rêve d'un monde où les jeunes passionnés d'informatique, auront pour jeu de tous se donner la main pour générer la plus grande désorganisation de la planète, rein qu'en mixant les données des ordinateurs dont les services seront rendu caduques.
Les mathématiciens sont des rêveurs.
Comptons sur eux.