Codifier serait inciviliser.
Aucun code n’est porteur d’innovations fondamentales : un code, par nature, codifie, fixe le droit, immobilise l’action, arrête le temps. En fait et en droit, le code n’est pas « tout » le droit. Et la codification reste un travail perpétuel. (source Revue Droit & Cultures)
Sur les chemins de la pensées... les réflexions tourbillonnent comme les feuilles d'automne pour innover, changer les mœurs adapter, protéger lors de la prochaine poussée de sève.

Mais avant d'en arriver là...
de petites incivilités coûtent chères
Elles se logent partout. Chez nous,
dans la rue, dans les transports et les lieux publics. "Calamity-Incivilité"
prend le pouvoir et les citoyens aux abois paient la note.
Ah !
L’IN-CI-VI-LI-TÉ !
De
plus en plus de terriens se débarrassent progressivement des reliques d’une
bonne vielle éducation. Le respect des règles de vie en société est bafoué et
le mal devient endémique. Du manque de courtoisie à la dégradation de l’ordre
public, la sociabilité n’est plus à l’ordre du jour. Nous sommes loin de la
définition de nos ancêtres qui voyait l’incivilité comme « l’impolitesse ».
On prenait même le mot incivilité comme
euphémisme « pour acte et parole agressive et insultante ». Finalement, ne
rejoint-on pas aujourd’hui le Moyen Age qui traduisait l’incivilité comme une
parole ou un acte brutal et violent ?
L’incivilité constitue des délits pénaux et a un prix. En 2010, une synthèse
sur le coût de quelques incivilités a été réalisé par l’Institut pour la
Justice.
- 21
milliards d’euros : c’est l’énorme gaspillage de ressources qu’engendrait
l’indiscipline en classe.
- 350
millions d’euros à la charge des contribuables et des passagers honnêtes. Tel était le coût de la resquille dans les transports en commun.
- 73
millions d’euros par an, c’est la gêne évaluée pour les plots et autre piquets
mis en place dans le centre des villes pour contrer la propension des
automobilistes à se garer sur les trottoirs.
Quoi
qu’il en soit, l’incivilité réside non seulement dans l’acte et dans les
conséquences qu’elle engendre. Entre votre voisin d’immeuble dont les enceintes
ne sont pas assez puissantes pour vos exploser les tympans et le sur-voisin
qui, par un bel après-midi, brûle à tout va ses déchets toxiques dont les
milliers de particules s’engouffrent par les fenêtres de votre sweet home ; entre les mégots, crachats
et chewing-gum qui jonchent les sols
sinon la chaise sur laquelle vous vous posez allègrement et les insultes
verbales et gestuelles contre lesquelles vous n’osez plus répondre, la peur au ventre d’être
assassiné, on ne sait que choisir mais ce sont là de petites incongruités qui font
la part belle au quotidien, prix du pressing ou des Urgences à l’appui !
Et l’incivilité dans la rue ?
dans la cité où vous avez élu résidence ? Quid des graffitis, des dégradations
diverses des lieux publics, des ordures abandonnées et des attaques verbales et
physiques ?
En
1982, les américains James Wilson et Georges Kelling, lançaient
la théorie de « Broken windows ».
Une théorie selon laquelle, un immeuble aux vitres brisées (broken windows) est signe de délabrement
et d’abandon, par conséquent, les trafiquants de drogues, d’armes, les drogués,
prennent possession des lieux et font grimper la criminalité. C’est l’amorce d’un
cercle vicieux. L’incivilité a évolué dans tous les domaines et s’est imposée
en sociologie. Les grandes entreprises du Service public, entre autres, luttent
pour réduire les effets dévastateurs. Le phénomène est plus rapide. Chaque jour, il gonfle ses
vagues de violence et déferlent sa délinquance sur les rives d’une société en
crise. Ébriété, échec scolaire, ségrégation, harcèlement… Mais reste-t-il
encore un citoyen dans la ville ?
CJ
Oui, c'est une gangrène insidieuse, un délabrement social. Le coût en euros est certes considérable, mais la perte de la confiance et de la solidarité du groupe, par exemple, ne peut pas se mesurer. Elle est immense. (Soit dit en passant, le Moyen Âge n'était guère pire que notre époque à cet égard). Mes hommages, Dame Claudy.
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