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| Art d'Australie, Musée du Quai Branly |
Pleine la lune, encore une page tournée dans le livre de l'année. En Islande, cette lune marque le passage de l'été à l'hiver. Nulle mi-saison n'y est nécessaire, nulle transition, et voici qu'on attend le solstice prochain, celui qui marquera le point zéro, à partir duquel le soleil esquissera une remontée, un pas de poule par jour, jusqu'au solstice de juin. La vie est un tango cosmique, une belle spirale parmi les étoiles.
En Bretagne, c'est la période des pommes, des poires, des noix, des noisettes, ou encore des champignons. Une saison bien distincte de l'été et de l'hiver, une période que l'on nomme automne, synonyme de récolte, d'abondance et de foisonnement de couleurs. La vie est belle, bariolée et succulente.
L'abondance semble l'évidence même. Elle est là, à portée de main, quoiqu'en disent ceux qui voudraient régir les populations en leur faisant peur. Peur de pénurie, peur de menaces aussi fictives que le cours de la Bourse, et en rapport direct avec ce violent fleuve virtuel, issu de la finance, cette nouvelle religion qui rend fou. En effet, l'abondance, la vraie, est dans le potager, elle, dans le verger, le petit arpent de quiconque tourne le dos à la clameur des divers Wall Street pour écouter la voix de l'ange, un chuchotement intérieur, à peine audible au début. La lune est pleine, la terre aussi, notre belle planète bleue.
Il semble bon de rappeler que sous le soleil, il n'y a rien de nouveau. Certains ont la vanité de prétendre que le réchauffement climatique - pour prendre un exemple - serait un épisode unique dans l'histoire. En réalité, on n'en sait rien. D'ailleurs, les dinosaures n'ont pas, pour autant qu'on en sache quelque chose, attendu l'homme pour être exterminés. La vie est régie par des paramètres auxquels on ne comprend rien, admettons-le en toute humilité.
La lune est là, illuminant nos nuits.

Tu vois Olöf, c'était la petite grande invention de Freud : en créant la psychanalyse il a juste orienté son doigt pour pointer la réelle et unique localisation du savoir de chacun, montrant que c'est en son for intérieur que toute personne détient sa propre vérité, qu'aucune science ne saurait dire par avance... encore moins une presse, voire une mode idiote. La vie ouvre le parcours semé des graines de l'humilité permettant de délivrer ce qui seul nous détient.
RépondreSupprimer_ "Au clair de la lune, mon ami Pierrot...
Oui, c'est vrai, bien vu, dame Catherine... tant il est vrai que l'humilité, on a tendance à la perdre en route, ou au moins à la déboussoler. Chacun est univers,
RépondreSupprimerPourtant l'humilité est moteur de jouissance en quelque sorte, puisque ça induit chaque jour d'apprendre encore et encore à ouvrir en soi toujours plus d'espace d'accueil permettant de ne jamais conclure, ne jamais fermer une seule question. Penser que décidément, non, on ne peut tout appréhender, qu'il existe de l'insu, de l'impossible dire qui empêche d'affirmer la moindre chose certaine sur quelque sujet que ce soit, cela nous maintient neuf face aux choses en acceptant que c'est plus grand et que si ça veut bien, on en saura d'avantage à condition d'apprendre aussi à se comporter vraiment en amitié avec le monde. Je ressens comme jubilatoire le fait de ne jamais maitriser ce qui m'enchante profondément et fonde mon désir de me lever le matin. Pas toi ?
SupprimerSI, c'est justement ça. Le sortilège, la magie, le miracle, l'infini des possibilités...
RépondreSupprimerJe suis plus rationnelle que vous, Dames de la Littérature et de l'Art, me semble-t-il et cependant...j'ignore ce qu'est l'humilité. Femme de l'Information, je la perçois en communiquant, en écoutant, en rougissant parce que je découvre mon inculture face au monde, parce que je suis naïvement déconcertée devant une lecture, une oeuvre d'art, un spectacle, un Etre...que je respire et qui m'inspirent.
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